Ijahman Levi

Nationalité : Jamaïquain
Vrai nom : Trevor Sutherland

Ijahman Levi est un des artistes les plus mystiques du roots reggae.

Ijahman Levy est un des artistes les plus mystiques du roots reggae. Trevor Sutherland, son vrai nom, est né en 1946, à Manchester, en Jamaïque. Il passe son enfance dans l’un des ghettos les plus chauds de Kingson : Trenchtown… très tôt passionné par la musique ces influences à l’époque furent Alton Ellis et Joe Higgs. Il commence à chanter dans la rue, c’est là où il rencontre Bob Marley, qui faisait la même chose que lui à quelques rues de là. La légende veut que le premier blanc qu’il ait vu se nommait : Chis Blackwell, le patron d’Island. Il écouta attentivement I jah man, alors âgé de 13 ans, et lui dit qu’il serait un jour chanteur s’il travaillait quotidiennement. Ijahman Levy persévère et enregistre son premier single, sous le pseudo de Youth, pour DuKe Reid et Treasure Isle : « Red Eyes People ». Puis il suit ses parents qui émigrent en Angleterre. Il est très influencé à cette époque par des artistes comme Otis Redding, Sam Cooke et d’une manière générale les artistes du fameux label Motown… Il va rencontrer Rico Rodriguez au Royaume Uni et va même participer au morceau mythique du tromboniste « Africa ». le revoyant sans se rappeler de leur première rencontre, Chris Blackwell lui signe un contrat pour quatre morceaux. Juste quatre. Ijahman gardera donc les autres qui constitueront la base de son premier album de retour en JA. Mais sa vie va prendre un contour dramatique quand il fait deux ans de prison. C’est à cette époque qu’il va découvrir la Bible et qu’il prend le nom d’Ijahman. Il évoque également cette difficile période dans son album : « Two double six 701 », le matricule qu’il avait en prison. De retour en Jamaïque, il va travailler avec la crème des producteurs du pays. Il sort en 1978 son album « Haile I hymn », chez Mango. C’est cet album et la chanson « Jah heavy Load » qui l’installent dans au firmament du roots reggae. Il enchaine avec « Are we a warrior ». Il rencontre également sa nouvelle femme avec qui il fera un duo en 1985. Il crée également son propre label pour pouvoir maîtriser sa propre carrière. Lorsque vous rencontrez l’homme, il vous parle tout de suite de sa foi, de ses rêves… Toujours souriant, il peux passer des heures à vous raconter comment il a écrit telle chanson ou bien où il a trouvé l’inspiration de telle chanson. Lorsque vous évoquez son amitié avec Bob Marley, il se rappelle un rêve qu’il avait fait sur son ami. La plupart de ses titres sont issus de ses rêves qu’il décrit comme des messages de Rasta. Les thèmes ne ses chansons ne parlent que de ça : rasta, Africa, Zion… Ijahman ne joue pas un rôle. Il ne fait que répéter et interpréter les paroles de Dieu, de son dieu… Et c’est vrai qu’à le voir en concert, l’homme intrigue, attire et jamais ne laisse indifférent.

  • Le 06/01/08 par Zion_oner

    intégre face a lui meme et aux autres.... un grand monsieur