Wayne Marshall

Nationalité : jamaÏcaine
Vrai nom : Wayne Mitchell

Wayne Marshall est né à Kingston. Jeune, il suivra son père qui réussit pas mal dans les affaires. Le hasard fait bien les choses puisque la famille Mitchell s’installe à deux pas de la maison d’un des rois de la production : King Jammy.

Et ce dernier, Lloyd James de son vrai nom, verra ainsi le petit Wayne Marshall traîner devant son studio à guetter les deejays venus poser ses dubplates. C’est là qu’il verra ses idoles : Bounty Killer, Elephant Man et qu’il rencontre les quatre lascars du Ward 21. Le jeune Wayne Marshall débute ainsi en imitant le Warlord et en cherchant par tous les moyens à percer dans le milieu du dancehall. Les premières auditions qu’il fait ne marchent pas trop. Celle avec Mikey Bennet, un des pontes du reggae en JA, le marque particulièrement puisque Bennet lui explique qu’il n’est pas encore prêt pour débuter dans le business. Bien lui en a pris, car Wayne Marshall va sortir remonté à bloc, se promettant de montrer à Bennet qu’il s’était trompé. Et c’est là que le fait d’avoir traîner à Waterhouse près du studio de King Jammy va s’avérer déterminant. Les Ward 21, qui ont été formés à l’école du King, vont proposer à Wayne avec qui ils ont sympathisé, de poser sur leur riddim le Bada Badda. Ce sera le premier tube de Wayne Marshall et le début d’une longue et fructueuse collaboration avec le crew Ward 21. Parallèlement il continue à prendre des cours de chants. Mais c’est une tragédie qui va devenir une grande source d’inspiration : la mort d’un de ses potes Nicholas dans un accident de voiture, alors que lui s’en sort miraculeusement. Il lui dédie une reprise de Lauryn Hill. Il écrit également un titre que Bounty Killer écoute avec attention. Le Warlord est séduit par la voix du Marshall. Wayne commence à se faire un nom. En parallèle, il pose sur le Bellyas riddim : « Melody of War » et fait un duo avec Elephant man, son modèle avec Bounty Killer : « You dont wanna start a war ». Quelque temps plus tard le Warlord appelle Wayne Marshall pour faire un duo sur le Trilogy Riddim. Dans la foulée le warlord l’embarque pour sa tournée, et va montrer à son jeune poulain tous les rouages du métier. On n’attend plus qu’une chose : que Wayne parte à la conquête des Etats-Unis tant son style et son flow semble correspondre au marché US. Il sort ainsi « Marshall Law », son premier album, en 2003. Un album aux influences hip-hop, parfaitement taillé pour les Etats-Unis. L’année suivante sort « Forbidden Fruit » et le troisième album, « Tru Story » n’arrivera qu’en 2008. Marshall s’enferme dans un rôle de second plan et multiplie les featurings avec les stars du dancehall (Bounty, Elephant, Kartel...) sans jamais les égaler niveau notoriété. Son talent est pourtant indéniable et VP Records sort régulièrement quelques-uns de ses singles. En 2010, il effectue un bon duo avec Mavado : « My Heart », mais est encore dans l’ombre d'une autre star du dancehall. Il fait une prestation remarquée sur le Captain Riddim en 2011 et sa dernière apparition sur un album date de la même année puisqu’il figure sur l’opus « Watch Me Dance » de Toddla T, un artiste electro anglais du label Ninja Tune.

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