Linval Thompson

Nationalité : Jamaïquain
Vrai nom :

Une référence en tant que chanteur, un producteur malin et inventif, Linval Thompson, authentique rootsman, a tout pour plaire !

Linval Thompson est né le 2 octobre 1954 à Kingston, JA. Il part avec sa famille aux Etats-Unis (NY) en 1971. Il a grandi dans le quartier de Queens et a enregistré son 1er titre à 16 ans "No Other Woman". Il fera ses premiers enregistrements sous le nom d'Al Thompson. Il enregistre pour la première fois aux Etats-Unis, pour un producteur US du label 'Marts': E.Martin. Linval retourne en Jamaïque et s'installe à Whitfield Town à côté de son ami Johnny Clarke. Il devient très actif dans le reggae et enregistre un dubplate pour le sound system Tippertone. Il travaille pour le producteur Keith Hudson puis Phil Pratt qui l'emmène au Black Ark de Lee Perry. Avec lui, Linval Thompson enregistre le titre "Kung-Fu Man".

Bunny Lee, avec l'aide de l'ingénieur King Tubby, intègre Linval Thompson dans son équipe de chanteurs au sommet des palmarès. Le quartet ainsi formé sera : Johnny Clarke, Horace Andy, Cornell Campbell et Linval Thompson. En 1976, Linval (cheveux courts) fait un hit avec "Don't Cut Off Your Dreadlocks", produit par Bunny Lee. Il sort ensuite son premier album solo pour Trojan : "I Love Marijuana" et sa version dub : "Negrea Love Dub" qui se vendront très bien. Il devient producteur dès 1976 et de là, il produira lui-même chacun de ses titres. En 1977, il introduit Henry 'Junjo' Lawes dans le business, lequel produira le hit de Linval "Jah Jah is a guiding star" pour le label Mr Damanic. En 1983, sort l'album "Baby Father" avec le classique "Shouldn't Lift Your Hand", un titre condamnant les violences subies par les femmes. Linval Thompson se fait un nom en tant que chanteur grâce à ses gimmicks vocaux (Really and truly , y'know, A tchi tchi Woy-Oy…) et ses thèmes rastas invariables : Rastafari, Ganja, Dreadlocks...

En 1985 sort le Sleng Teng Riddim et avec lui la déferlante digitale. Linval, effrayé, se retrouve un peu en décalage avec la tendance et s'efface. Il s'investit plus à fond dans la production. En qualité de producteur, il va se révéler tout aussi talentueux. Il a produit de nombreux artistes : Freddie Mac Gregor, Johnny Osbourne, Barry Brown, Rod Taylor, The Meditations, Cornell Campbell, the Wailing Souls, the Viceroys, Tapper Zukie, Barrington Levy, Trinity, Ranking Dread, The Mystic Eyes, Roman Stewart... En 1999 et 2000, il participe à une tournée mémorable avec le Stur-Gav Sound System, partageant le micro avec Josie Wales, Brigadier General, Inspector Willy, Charlie Chaplin et U Brown. En 2000, le label Blood & Fire remet Linval Thompson sur le devant de la scène roots avec l'album "Ride On Dreadlocks 1975-77".

Avec l'hymne "I Love Marijuana", Linval s'est fait une place en tant qu'ambassadeur de la weed à travers le monde. Concernant ses productions, Linval Thompson est particulièrement fier du "Big Ship" de Freddie Mc Gregor. Dans le choix de ses backing band, il commença à enregistrer avec Soul Syndicate chez Bunny Lee puis il enregistra, quasi invariablement, à Channel One avec les Roots Radics ou Sly & Robbie. Il avait pour habitude de mixer chez King Tubby. Il est connu pour être le représentant, l'initiateur du early dancehall. Sa discographie officielle compte près de trente albums vocaux et dub. Récemment, Linval Thompson à compiler ses premiers enregistrements dans un disque distribué en France par Sankofa depuis septembre 2004 : "Rocking Vibrations". Il a participé, en 2004, à la première édition du festival Ja'Sound.
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