Prince Far I

Nationalité : Jamaïquain
Vrai nom : Michael James Williams

c’est véritablement avec son premier album « Psalm for i » où Prince Far I chante des versets de la Bible sur des riddims de Lee Perry et Striker Lee, qu’il rencontre un premier gros succès.

Michael James Williams, aka Prince Far I est né en 1945 à Spanish Town en Jamaïque. Il grandit à Waterhouse, un ghetto de Kingston où il voit de nombreux sound-systems et les premiers deejays qui seront ses modèles. Il intègre alors le Musical Dragon Sound-system. C’est Bunny Lee qui lui fait confiance pour la première fois en sortant le single « The Great Wooga Booga ». Puis le boss de Studio One, Clément Dodd, lui fait confiance et enregistre le single « Natty Farmyward », puis le fait poser sur le riddim « Queen of Minstrel ». Il lui donne également le surnom de King Cry Cry. Mais Michael Williams change de pseudo et opte pour celui de Prince Far I. Il continue de bosser pour divers producteurs. Parmi les plus célèbres producteurs avec qui il travaille, notons en 1974, King Tubby qui lui fait enregistrer son titre « Let Jah arise ». Mais c’est véritablement avec son premier album « Psalm for i » où il chante des versets de la Bible sur des riddims de Lee Perry et Striker Lee, qu’il rencontre un premier gros succès. Son chant si particulier le différencie de tous les autres deejay de l’époque. Joe Gibbs va produire son second album qui demeure également comme un classique : « Under heavy Manners ». C’est le morceau du même nom, sur le riddim « Su su pon rasta », qui cartonne en tête des charts de Jamaïque. Mais lorsqu’on évoque un tel artiste on ne peut occulter les trois albums qu’il sort pour Trojan : "Free From Sin", "Jamaican Heroes", et "Voice Of Thunder".
Prince Far I, après ses succès, va créer son propre label «Cry Tuff ». On peut d’ailleurs retrouver les meilleurs morceaux de cette période sur un best of Pressure Sounds. Mais la carrière du deejay ne s’arrête pas à son île natale. Il va connaître de nombreux succès en Angleterre où il s’associe à Adrian Sherwood, en rejoignant son label Hit Run, et participe à la création des Dub Syndicate. Prince Far I s’oriente à cette époque de plus en plus vers le dub. Ecouter « Cry Tuff Dub Encounter Chapter 3 », qu’il réalise avec le backing band The Arabs, pour vous en convaincre…
Malheureusement, Prince Far meurt en 1983 assassiné à l’âge de 40 ans. Il nous reste ses albums que la nouvelle génération se doit d’écouter…
  • Le 03/03/07 par papitopeace

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